Bulletins de vote à Tanger : le PAM gèle l'adhésion de Mounir Limouri
La Commission nationale d’arbitrage et d’éthique du PAM a prononcé le gel de l'adhésion de Mounir Limouri. Cette sanction disciplinaire intervient dans un contexte d'enquêtes judiciaires sur le déroulement du vote à Tanger.

Une sanction disciplinaire immédiate et ciblée
La Commission nationale d’arbitrage et d’éthique du Parti Authenticité et Modernité (PAM) a statué le vendredi 2 octobre 2026 à Rabat sur le cas de Mounir Limouri [1]. L'instance a décidé de geler totalement la qualité d'adhérent du secrétaire provincial du parti pour la circonscription de Tanger-Assilah [1]. Cette décision, enregistrée sous la référence 2.26, fait suite à une demande formelle transmise par le Bureau politique de la formation politique concernant les agissements du responsable local [1].
Cette mesure conservatoire s'appuie rigoureusement sur le cadre réglementaire interne de l'organisation, et plus précisément sur les dispositions de l'article 149 des statuts du parti [1]. Mounir Limouri occupe une position stratégique majeure, étant non seulement un cadre provincial du PAM, mais également le président du Conseil communal de Tanger [1].
Le contexte des irrégularités électorales à Tanger
La sanction politique intervient dans le sillage de développements judiciaires préoccupants liés au scrutin électoral du 23 septembre 2026 [1]. Des irrégularités graves auraient entaché le processus de vote dans la circonscription de Tanger-Assilah, déclenchant l'ouverture d'enquêtes pour déterminer l'étendue des manquements [1]. L'affaire semble centrée sur la gestion des bulletins de vote, soulevant des interrogations sur l'intégrité du résultat local [1].
L'implication de la justice dans ce dossier place le PAM dans une position délicate, obligeant la direction du parti à réagir pour préserver son image et son éthique [1]. Le gel de l'adhésion permet de dissocier l'image de la formation politique des actions individuelles reprochées au président de la commune, tout en attendant les conclusions définitives des autorités judiciaires [1].
Enjeux politiques et perspectives locales
La mise à l'écart de Mounir Limouri crée un vide managérial temporaire à la tête de la province du PAM à Tanger-Assilah [1]. Étant donné son rôle de président du Conseil communal de Tanger, cette sanction pourrait impacter la gouvernance locale et la stabilité des alliances politiques au sein de la ville du Détroit [1]. La décision du parti marque une volonté de rupture avec toute pratique électorale non conforme aux normes légales [1].
À court terme, la situation dépendra des conclusions de l'enquête judiciaire en cours à Tanger [1]. Si les faits d'irrégularités sont confirmés, le gel de l'adhésion pourrait évoluer vers une exclusion définitive, impactant durablement le paysage politique local [1]. Le PAM tente ainsi de naviguer entre la présomption d'innocence et la nécessité d'une fermeté exemplaire face aux soupçons de fraude électorale [1].
Le parti a ainsi pris acte des faits reprochés pour protéger sa crédibilité institutionnelle, laissant désormais la justice trancher sur la responsabilité pénale et administrative des acteurs concernés [1].



