Nouvelle gare Casa-Sud : Une infrastructure qui redessine Casablanca
L'ONCF engage des études pour la création de trois nouvelles gares, dont celle de Casa-Sud, afin de désengorger la métropole. Ce projet s'inscrit dans une stratégie globale de modernisation des infrastructures de transport.

Un déploiement stratégique du réseau ferroviaire
L'Office National des Chemins de Fer (ONCF) a initié une phase d'études approfondies visant la construction de trois nouvelles gares ferroviaires dans la région de Casablanca[1]. Ce projet ambitieux prévoit notamment l'érection d'une gare Casa-Sud, ainsi que des infrastructures dédiées au Grand Stade de Casablanca et à l'Aéroport Mohammed V[2]. L'objectif principal est de renforcer les capacités d'accueil des voyageurs et de moderniser les points de transit dans une ville en pleine expansion démographique[1].
Ces nouvelles installations ne sont pas conçues comme de simples points d'arrêt, mais comme des piliers d'un nouveau schéma de circulation ferroviaire[2]. En multipliant les points d'accès, l'ONCF cherche à mieux répartir les flux de passagers à travers la métropole, réduisant ainsi la pression sur les gares existantes qui saturent lors des heures de pointe[1][2]. Cette approche permet d'anticiper les besoins futurs de transport liés au développement urbain accéléré de la zone sud de la ville[3].
L'intermodalité au cœur de la planification urbaine
Le projet de la gare Casa-Sud s'accompagne de recherches précises sur la circulation et l'intermodalité[2]. L'enjeu est de créer une synergie efficace entre le train et les autres modes de transport urbains, tels que les bus ou le tramway, pour offrir un trajet fluide et sans couture aux usagers[2]. Cette stratégie d'interconnexion est essentielle pour transformer la mobilité quotidienne des Casablancais et réduire la dépendance aux véhicules individuels[3].
L'intégration de gares à des sites névralgiques, comme l'aéroport et le futur Grand Stade, souligne la volonté de l'État de faciliter l'accès aux pôles d'attraction majeurs[2]. En connectant directement ces infrastructures de prestige au réseau ferroviaire, le Maroc optimise la gestion des flux massifs, particulièrement lors d'événements internationaux[2]. Cela redessine la géographie du transport dans la ville, en déplaçant les centres de gravité de la mobilité vers de nouvelles zones de développement[3].
Enjeux socio-économiques et perspectives de développement
La mise en œuvre de ces projets de mobilité répond à une urgence climatique et économique face au trafic croissant qui paralyse régulièrement la métropole[3]. Le développement du quartier Casa-Sud, soutenu par ces nouvelles infrastructures, devrait stimuler l'investissement immobilier et commercial dans cette partie de la ville[3]. En facilitant le transport, l'ONCF favorise une extension cohérente de l'urbanisation, évitant ainsi une saturation excessive du centre-ville[1][3].
À terme, ces investissements massifs dans le rail visent à positionner Casablanca comme un hub logistique et humain encore plus performant[2]. La réussite de ce plan dépendra de la capacité des autorités à coordoncer les travaux ferroviaires avec l'aménagement global du territoire urbain[3]. L'aboutissement de ces études marquera une étape décisive dans la transformation de Casablanca en une ville intelligente et durable, où la fluidité des déplacements devient un moteur de croissance économique[1][2].
Ce plan de modernisation ferroviaire, porté par l'ONCF, promet de transformer durablement la structure urbaine de Casablanca en misant sur la décentralisation des flux et l'intermodalité.


