Vendredi 2 octobre 2026
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Affaire des faux bulletins de vote à Tanger : le rôle du maire Mounir Laymouri se précise

Le maire de Tanger a été interpellé dès son retour d'Espagne pour répondre d'une affaire de fraudes électorales. Les enquêteurs soupçonnent l'édile d'être le commanditaire d'une opération de manipulation des votes.

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Une opération de fraude orchestrée dans la clandestinité

L'affaire a pris une tournure critique avec la découverte d'un appartement d'hôtel où des bulletins de vote étaient illicitement cochés[1]. Les investigations menées par la police judiciaire ont permis d'identifier un comptable présent sur les lieux, dont le rôle était central dans la manipulation matérielle des documents électoraux[2].

Le parquet a révélé que cet individu travaillait pour un employeur dont le profil correspond précisément à celui du maire de la ville, Mounir Laymouri[2]. Cette connexion établit un lien direct entre l'administration municipale et la cellule opérant dans la clandestinité pour altérer les résultats du scrutin[3].

Le dénouement judiciaire et l'arrestation du maire

Le maire de Tanger faisait l'objet d'un avis de recherche émis par la police judiciaire depuis la fin du mois de septembre[3]. Son absence du territoire national avait temporairement ralenti la procédure, mais son retour d'Espagne a permis son interpellation immédiate par les autorités[1][2].

Dès son arrestation, Mounir Laymouri a été déféré devant la justice pour répondre des faits qui lui sont reprochés[2]. Parallèlement, le ministère de l'Intérieur a dépêché une commission centrale pour superviser l'enquête et garantir la transparence des procédures administratives liées à ce scandale[1].

Un réseau étendu et des conséquences institutionnelles

Le démantèlement de ce réseau ne s'est pas limité au seul maire. Cinq personnes ont été placées en garde à vue, dont les présidents de deux bureaux de vote ainsi que leurs adjoints, soulignant une complicité au sein même de l'appareil électoral[2].

Cette affaire fragilise considérablement la légitimité des instances locales à Tanger et pose la question de l'intégrité des processus de vote[3]. L'implication d'élus et de responsables de bureaux de vote suggère une organisation méthodique visant à fausser la volonté populaire, entraînant des répercussions politiques majeures pour la municipalité[1][2].

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