Déchets, biogaz et énergie : l’Afrique avance, portée par le Maroc et l’Égypte
L'Afrique accélère sa transition vers la transformation des déchets en électricité pour allier enjeux écologiques et besoins énergétiques. Le Maroc franchit une étape majeure avec la concrétisation d'une usine intégrée de valorisation énergétique dans la métropole casablancaise.

Un tournant stratégique pour la gestion des déchets au Maroc
Le Grand Casablanca s'apprête à accueillir sa première installation intégrée de valorisation énergétique des déchets [2]. Ce projet d'envergure vise à traiter environ 1,5 million de tonnes de déchets municipaux chaque année [2]. L'objectif est double : réduire l'empreinte environnementale de la métropole tout en produisant de l'électricité à partir de la combustion et du traitement des rebuts [2].
Cette initiative s'inscrit dans une volonté nationale de moderniser la gestion des décharges et d'optimiser la récupération des ressources [1]. En transformant les déchets en énergie, le Royaume cherche à limiter les émissions de gaz à effet de serre et à s'éloigner du modèle traditionnel de mise en décharge [4].
Un consortium international pour une infrastructure technologique
La mise en œuvre technique de ce projet a été confiée à un consortium composé de Nareva, Kanadevia Inova et Itochu Corporation [4]. Ce groupement opère dans le cadre d'un accord de concession s'étalant sur 33,5 ans avec la municipalité de Casablanca [4].
L'exécution du contrat d'ingénierie, d'approvisionnement et de construction (EPC) a été attribuée à l'entreprise libanaise BUTEC [3]. Cette dernière collabore étroitement avec le spécialiste technologique Kanadevia Inova pour garantir la performance des installations de traitement et de génération d'énergie [3][4].
Une dynamique continentale portée par le Maroc et l'Égypte
Le Maroc et l'Égypte se distinguent actuellement comme les nations les plus avancées d'Afrique dans le domaine de la valorisation énergétique des déchets [2]. Cette tendance répond à un besoin urgent de solutions durables pour gérer l'urbanisation rapide et l'augmentation du volume des déchets ménagers sur le continent [2].
L'approche adoptée consiste à transformer une contrainte environnementale en opportunité économique en générant une source d'énergie renouvelable stable [1][2]. Cette dynamique place ces deux pays comme des modèles de référence pour d'autres États africains souhaitant allier transition écologique et sécurité énergétique [2].



