Gouvernement El Mansouri : l’Istiqlal subordonne son entrée à ses promesses de campagne
Le conseil national de l'Istiqlal a mandaté Nizar Baraka pour négocier les modalités de sa participation à l'exécutif. Le parti refuse toutefois d'intégrer un gouvernement qui ignorerait ses promesses de campagne.
Un mandat global pour Nizar Baraka
Le conseil national du parti de l'Istiqlal a pris une décision stratégique en accordant, à l'unanimité, les pleins pouvoirs à son secrétaire général, Nizar Baraka [1]. Ce mandat lui permet de mener les discussions concernant la participation du « parti de la balance » au sein du futur gouvernement dirigé par El Mansouri [1]. Cette approche centralisée vise à assurer une cohérence dans les négociations et à garantir que la position du parti soit défendue avec une autorité unique face aux autres forces politiques [1].
L'objectif de cette délégation de pouvoir est de permettre à Nizar Baraka de décider, en fonction de l'évolution des échanges, du moment opportun pour rejoindre l'exécutif [1]. Cette flexibilité temporelle et tactique indique que l'Istiqlal ne souhaite pas précipiter son entrée au gouvernement, préférant s'assurer que les conditions de sa participation soient optimales et mutuellement acceptables [1].
L'exigence d'une cohérence programmatique
L'entrée de l'Istiqlal dans le gouvernement El Mansouri n'est pas acquise et reste soumise à une condition majeure : la fidélité aux promesses faites aux électeurs [1]. Le secrétaire général a explicitement prévenu que son parti ne rejoindrait pas un cabinet dont le programme global occulterait ou ignorerait les engagements pris durant la campagne électorale [1]. Cette posture souligne la volonté du parti de maintenir sa crédibilité auprès de sa base militante et des citoyens [1].
Pour l'Istiqlal, l'intégration au sein de l'appareil exécutif ne doit pas se traduire par un effacement de son identité politique ou de ses priorités sociales et économiques [1]. Le parti insiste sur le fait que le programme gouvernemental doit refléter les aspirations exprimées lors des scrutins, transformant ainsi les promesses de campagne en axes concrets d'action publique [1].
Enjeux et perspectives de la coalition
Cette stratégie de négociation place l'Istiqlal dans une position de force, obligeant le futur chef du gouvernement à intégrer des demandes spécifiques pour stabiliser sa majorité [1]. En conditionnant son adhésion à des critères programmatiques précis, le parti cherche à influencer l'orientation des politiques publiques dès la phase de formation du gouvernement [1]. Cela pourrait conduire à des ajustements significatifs dans le programme d'action du gouvernement El Mansouri [1].
L'issue de ces négociations déterminera la stabilité et la composition du futur exécutif marocain [1]. Si un accord est trouvé sur les points de divergence, l'Istiqlal apportera un poids politique et électoral considérable à la coalition [1]. Dans le cas contraire, le parti pourrait opter pour une position différente, privilégiant la cohérence de son discours politique own au détriment d'une participation ministérielle immédiate [1].



