Vendredi 2 octobre 2026
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Délais de paiement : la réforme réduit les délais, pas encore l’asymétrie

La réforme des délais de paiement au Maroc engendre une réduction notable des temps de règlement pour les entreprises. Toutefois, l'Observatoire spécialisé souligne que les TPE demeurent les principales victimes d'une asymétrie financière persistante.

Délais de paiement : la réforme réduit les délais, pas encore l’asymétrie
Photo : Hespress (FR)
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Une accélération globale des règlements

Le tissu productif marocain connaît une évolution positive concernant la gestion de sa trésorerie grâce aux mesures de réforme mises en œuvre [2]. Les données analysées sur un échantillon de 92 000 entreprises révèlent une contraction significative des délais de paiement des clients, qui sont passés à 98 jours de chiffre d'affaires en 2024, marquant une diminution de 27 jours en l'espace d'un an [2].

Parallèlement, les entreprises ont également réduit les délais de règlement accordés à leurs propres fournisseurs [2]. Ce dernier indicateur a reculé de 15 jours, s'établissant désormais à une moyenne de 70 jours d'achats [2]. Ce mouvement global indique une fluidification des flux financiers au sein de l'économie nationale [2].

La persistance d'une asymétrie structurelle

Malgré ces progrès quantitatifs, le rapport de l'Observatoire des délais de paiement met en lumière une disparité critique selon la taille des structures [2]. L'amélioration générale ne masque pas une asymétrie qui continue de peser lourdement sur les acteurs les plus modestes du marché [2].

Les très petites entreprises (TPE) se retrouvent ainsi dans une position vulnérable, supportant une charge de trésorerie bien plus élevée que celle des grandes entreprises [2]. Cette situation crée un déséquilibre où les petites structures financent indirectement l'exploitation de clients plus importants, limitant ainsi leur capacité d'investissement et leur croissance [2].

Impacts sur la santé financière des entreprises

Cette dynamique de réduction des délais contribue à une amélioration globale de la viabilité des entreprises marocaines [1]. Pour la première fois depuis l'année 2018, le Maroc a enregistré une baisse sensible des défaillances d'entreprises, avec un recul de 3% observé en 2025 [1].

L'effort de régulation s'accompagne également d'une hausse de l'activité dans la commande publique, laquelle a atteint un volume de 72,96 MMDH pour un total de 246 460 actes d'achat [3]. L'utilisation d'outils comme la plateforme Ajal et l'application de sanctions financières visent à consolider ces tendances et à réduire durablement les retards de paiement [3].

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