Samedi 3 octobre 2026
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Le PI prépare son entrée dans le futur gouvernement conduit par le PAM

Fatima Ezzahra El Mansouri, nommée cheffe du gouvernement, mène des consultations pour former son équipe. Le Parti de l'Istiqlal s'oriente vers une participation active au sein de cet exécutif.

Le PI prépare son entrée dans le futur gouvernement conduit par le PAM
Photo : Hespress (FR)
Globe Actus2 min de lecture

Une transition historique vers une direction féminine

Le paysage politique marocain a connu un tournant majeur le 29 septembre 2026 avec la nomination de Fatima Ezzahra El Mansouri au poste de cheffe du gouvernement par le roi Mohammed VI [5]. Cet événement marque une première historique dans le pays depuis son indépendance, puisqu'il s'agit de la première fois qu'une femme est portée à la tête de l'exécutif [7]. Cette nomination fait suite à la victoire du Parti Authenticité et Modernité (PAM) lors des élections législatives du 23 septembre 2026, où la formation a obtenu 97 sièges sur les 395 disponibles [4][8].

Dès sa nomination, la cheffe du gouvernement désignée a entamé une série de consultations intensives avec les principales forces politiques à Rabat [3][6]. L'objectif de ces discussions est de bâtir une coalition solide et stable, capable de porter le programme gouvernemental. Fatima Ezzahra El Mansouri a d'ailleurs manifesté sa volonté d'obtenir une participation active et décisionnelle pour les partenaires de la coalition, refusant toute présence purement symbolique ou d'appoint dans les secteurs ministériels [9].

Le Parti de l'Istiqlal : un allié stratégique et stable

Le Parti de l'Istiqlal (PI) s'achemine résolument vers une reconduction de sa présence au sein du futur gouvernement [2]. Cette volonté s'appuie sur un poids électoral significatif, le parti s'étant classé troisième en nombre de sièges lors du scrutin législatif [11]. Bien que les chiffres précis varient selon les sources, le PI dispose d'un bloc solide à la Chambre des représentants, consolidant son rôle de pivot indispensable pour garantir une majorité parlementaire stable [2][11].

Afin de formaliser cette entrée au gouvernement, le Parti de l'Istiqlal a prévu la tenue de son Conseil national le samedi 3 octobre [11]. Cette session cruciale doit permettre d'analyser les résultats des élections et de valider officiellement l'orientation stratégique fixée par la direction du parti [11]. Cette étape est indispensable pour mandater les représentants du PI dans les négociations finales concernant la répartition des portefeuilles ministériels avec la coordination du PAM [2][11].

Dynamiques de coalition et perspectives politiques

Parallèlement aux discussions avec l'Istiqlal, Fatima Ezzahra El Mansouri a également reçu d'autres formations, notamment Driss Lachgar pour l'USFP, bien que la position définitive de ce dernier reste encore incertaine [10]. La configuration du nouveau gouvernement dépendra donc de l'équilibre entre le PAM, arrivé en tête avec 97 sièges, le RNI qui suit avec 66 sièges, et le Parti de l'Istiqlal [8]. Le Parti du Progrès et du Socialisme a également pesé dans le scrutin avec l'obtention de 19 sièges [12].

L'enjeu pour le futur gouvernement sera de concilier les agendas de ces différentes forces pour répondre aux attentes sociales et économiques du pays. L'entrée du PI, formation historique, apporte une dimension de continuité et de stabilité institutionnelle à l'équipe dirigée par El Mansouri [2]. La réussite de ces consultations déterminera la capacité du gouvernement à maintenir une cohésion face aux défis législatifs et administratifs des années à venir.

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