Mike Waltz renvoie le Polisario au plan d’autonomie marocain
Lors d'une rencontre le 30 septembre, la diplomatie américaine a rappelé la primauté du plan d'autonomie marocain pour résoudre le conflit du Sahara. Ce signal intervient dans un contexte diplomatique tendu, à l'approche du vote sur le renouvellement de la mission onusienne.
Une fermeté diplomatique américaine
La position des États-Unis concernant le Sahara occidental s'est consolidée autour du soutien au plan d'autonomie proposé par le Maroc [1]. Lors de la réception des dirigeants du Front Polisario le 30 septembre, l'ambassadeur américain a utilisé un vocabulaire aligné sur la doctrine officielle de Washington, ne laissant place à aucune ambiguïté sur la voie à suivre [1].
Ce rappel intervient dans un cadre où les États-Unis cherchent à renforcer leurs liens économiques et diplomatiques avec Rabat [1]. Cette stratégie s'inscrit dans une continuité amorcée en 2020, date à laquelle Washington a officiellement reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara [1][7].
Un isolement croissant du Front Polisario
L'insistance américaine sur le plan d'autonomie exerce une pression croissante sur la direction du Polisario [3]. Cette dynamique semble accentuer les divisions internes au sein du leadership séparatiste, alors que certains cadres tentent de préparer l'opinion publique sahraouie à l'éventualité d'une acceptation de la proposition marocaine [3].
Le soutien international au Maroc s'élargit également à d'autres régions du monde. Des pays comme le Mali ont renouvelé leur appui au plan d'autonomie [4], tandis que le Timor-Leste, autrefois proche partenaire du Polisario, a ouvert la voie à cette proposition [6]. Parallèlement, le Royaume-Uni a également modifié sa position historique pour soutenir l'initiative marocaine, provoquant des regrets officiels de la part d'Alger [5].
Enjeux avant le vote à l'ONU
L'entretien entre l'ambassadeur américain et les représentants du Polisario s'est déroulé à un moment critique, à un mois du vote déterminant sur l'avenir de la mission onusienne au Sahara [1]. La clarté du message américain vise à stabiliser la position des États-Unis avant les délibérations du Conseil de sécurité [2].
L'alignement des États-Unis et d'Israël sur la reconnaissance de la souveraineté marocaine renforce la position du Maroc sur la scène internationale [7]. Cette convergence diplomatique place le Front Polisario face à un choix restreint, alors que les résolutions du Conseil de sécurité tendent à favoriser une solution basée sur la proposition d'autonomie [2].



