Une femme à la tête du gouvernement : au-delà du symbole
Le Roi Mohammed VI a désigné Fatima Ezzahra El Mansouri comme première femme cheffe du gouvernement le 29 septembre 2026 [3][7]. Ce choix constitutionnel ouvre une ère nouvelle pour la représentation féminine au sommet de l'État [2][5].

Un précédent institutionnel majeur
La nomination de Fatima Ezzahra El Mansouri, intervenue le mardi 29 septembre 2026, constitue un événement sans précédent dans les annales politiques du Royaume [1][3]. En accédant à la tête du gouvernement, elle devient la première femme à occuper cette fonction exécutive, brisant ainsi un plafond de verre historique au sein de l'appareil d'État marocain [2][7].
Cette décision royale s'inscrit dans le cadre des dispositions de l'article 47 de la Constitution [8]. La nomination transforme la perception du leadership politique national en érigeant une femme au rang de principale coordinatrice de l'action gouvernementale [4][8].
Un parcours politique vers la consécration
Avant d'être portée à la tête de l'exécutif, Fatima Ezzahra El Mansouri a forgé son expérience au sein de diverses instances décisionnelles, notamment en occupant la mairie de Marrakech [3]. Son ascension politique s'est également consolidée à travers son rôle de coordinatrice nationale de la direction collégiale du Parti Authenticité et Modernité (PAM) [5].
Cette trajectoire est analysée par certains observateurs comme une consécration politique et constitutionnelle majeure [5]. Elle reflète une évolution dans la gestion des cadres politiques du pays, où l'expertise territoriale et partisane a conduit à l'accession au poste le plus élevé de l'administration gouvernementale [3][5].
Les enjeux et les attentes internationales
L'accession de Mme El Mansouri à ce poste s'accompagne de responsabilités lourdes dans la formation de sa nouvelle équipe gouvernementale [4]. Au-delà de la portée symbolique, l'objectif est désormais de traduire cette nomination en résultats concrets pour la gouvernance du pays [4][8].
À l'échelle internationale, cet événement a suscité des réactions immédiates, notamment des félicitations provenant d'Israël [6]. Le président Isaac Herzog ainsi que le ministre des Affaires étrangères ont salué cette nomination, y voyant une occasion de renforcer les liens et la coopération avec le Maroc [6].



