“Digger”, le film où Alejandro González et Tom Cruise “en font des kilos, des tonnes mêmes”
Le long-métrage "Digger", mettant en scène un magnat du pétrole responsable d'une catastrophe mondiale, vient de sortir en salles. Le projet, porté par un duo prestigieux, suscite des réactions contrastées, allant du compliment au rejet total.

Un virage artistique risqué pour Tom Cruise
Dans ce nouveau projet, Tom Cruise s'éloigne de ses habituelles cascades spectaculaires pour incarner Digger Rockwell, un magnat du pétrole au comportement extravagant[1][10]. Ce rôle marque un tournant dans sa carrière, puisque l'acteur s'aventure dans une comédie noire et satirique, un genre loin des blockbusters d'action qui ont fait sa renommée[3][5].
Pour donner vie à ce personnage, Cruise a adopté une apparence méconnaissable, s'immergeant dans la peau d'un dirigeant dont les décisions précipitent une crise écologique majeure[1][7]. Cette performance est d'ailleurs décrite par certains observateurs comme l'une de ses meilleures interprétations, bien qu'elle soit intégrée à une œuvre jugée problématique par une partie de la presse[9].
Une réalisation sous le feu des critiques
Le film est signé Alejandro González Iñárritu, réalisateur oscarisé, qui a souhaité proposer une farce acerbe sur la crise climatique[3][5]. Cependant, l'approche stylistique du cinéaste ne fait pas l'unanimité : si certains saluent l'audace et le caractère brillant de l'entreprise[3], d'autres dénoncent un résultat confus et désordonné[9].
Une partie de la critique américaine a été particulièrement sévère, suggérant que le réalisateur s'est enfermé dans une impasse narrative que même le talent de Tom Cruise ne parvient pas à combler[4]. Ce décalage entre l'ambition du projet et sa réception critique a conduit le studio Warner Bros. à lancer des campagnes publicitaires encourageant le public à se forger sa propre opinion, en réaction aux avis négatifs[8].
Des perspectives commerciales incertaines
Sur le plan financier, "Digger" semble peiner à mobiliser les foules avant même son déploiement complet. Les prévisions indiquent un démarrage fragile au box-office, avec des estimations d'ouverture tournant autour de 12 millions de dollars[6].
Ce résultat serait considéré comme un échec pour Warner Bros., surtout dans le contexte actuel du studio[6]. Alors que le film tente d'aborder des thématiques urgentes comme la fin du monde et la responsabilité industrielle, son instabilité critique et ses chiffres de fréquentation modestes placent l'œuvre dans une position délicate face aux attentes initiales[6][9].
