Manque de médecins traitants : les remèdes de la Cour des comptes
La Cour des comptes a présenté un rapport à l'Assemblée nationale le 30 septembre pour pallier le manque de médecins traitants. L'institution suggère des mesures concrètes pour soutenir les généralistes et réduire le nombre de patients sans référent.
Un dispositif encore incomplet après deux décennies
Le système du médecin traitant, instauré pour coordonner le parcours de santé des patients, présente des failles persistantes après vingt années d'application [1]. La Cour des comptes estime que le déploiement de ce dispositif demeure insuffisant pour couvrir l'ensemble des besoins de la population [1].
Cette situation se traduit par une fracture sanitaire importante, puisque six millions de citoyens se retrouvent aujourd'hui sans médecin référent [2]. Cette absence de suivi régulier complique la prise en charge globale des patients et surcharge les services d'urgence [2].
Les obstacles à l'accès aux soins primaires
La difficulté pour les patients de trouver un praticien disponible est au cœur des préoccupations des pouvoirs publics [2]. Le rapport souligne que la saturation des cabinets de médecine générale empêche l'intégration de nouveaux patients dans le circuit de soins coordonnés [2].
L'institution indépendante appelle donc l'État à mettre en œuvre des mesures de soutien plus robustes pour accompagner l'activité des généralistes [2]. L'objectif est de lever les freins qui empêchent les médecins de prendre en charge davantage de patients [2].
Les recommandations pour une meilleure coordination
Pour remédier à cette crise, la Cour des comptes préconise un renforcement du soutien aux médecins traitants afin d'optimiser leur temps de pratique [1]. L'enjeu est de passer d'une logique d'isolement à une collaboration accrue entre les différents acteurs de santé [1].
Le rapport insiste sur la nécessité de repenser la relation entre les prescripteurs et les pharmaciens pour fluidifier le parcours du patient [1]. En soutenant l'activité des généralistes référents, les autorités espèrent stabiliser l'offre de soins sur l'ensemble du territoire [2].

