Formation du gouvernement : Ouzzine chargé de négocier au nom du Mouvement populaire
Le Conseil national du Mouvement populaire a officiellement mandaté Mohamed Ouzzine pour conduire les négociations liées à la formation du gouvernement. Cette décision stratégique vise à garantir l'influence du parti dans l'élaboration des futures politiques publiques.

Un mandat stratégique pour la coalition gouvernementale
Le Conseil national du Mouvement populaire (MP) a pris une décision unanime lors de sa session extraordinaire tenue le samedi 3 octobre, en confiant au secrétaire général du parti, Mohamed Ouzzine, la responsabilité de mener les concertations politiques[1][3]. Ce mandat lui permet de négocier les termes de l'entrée du parti dans le futur exécutif et de prendre les décisions finales quant à la nature de cette participation[1].
Cette démarche s'inscrit dans un processus plus large de formation gouvernementale impliquant d'autres formations majeures telles que le PAM, le RNI et l'Istiqlal, qui ont également tenu leurs Conseils nationaux le même jour[6]. L'objectif pour le MP est de s'assurer que son positionnement politique lui permette d'exercer un rôle actif et influent au sein des institutions étatiques pour porter les revendications des citoyens[1].
Équilibre entre intérêts nationaux et principes partisans
La stratégie adoptée par le Mouvement populaire repose sur une double exigence : la priorité donnée à l'intérêt supérieur de la Nation et le respect des principes fondamentaux du parti[1]. Le Conseil national a précisé que la décision finale devra concilier le service des citoyens avec les engagements politiques et les constantes idéologiques qui définissent l'identité du MP[1].
En plaçant Mohamed Ouzzine à la tête de ces discussions, le parti cherche à maximiser sa capacité d'influence sur les politiques publiques à venir[1]. Cette approche vise à transformer les engagements électoraux en actions concrètes au sein du gouvernement, tout en maintenant une cohérence avec la ligne politique défendue par le parti face aux attentes sociales[1].
Perspectives politiques et enjeux pour 2026
Alors que les négociations pour le gouvernement actuel s'intensifient, le Mouvement populaire commence déjà à préparer l'horizon des élections législatives de 2026[4][5]. Mohamed Ouzzine a exprimé la volonté de définir une parole politique engageante, dépassant les simples propositions sectorielles pour proposer une vision globale de la gouvernance[4].
Le parti est déjà engagé dans des arbitrages internes cruciaux pour sécuriser ses investitures, comme en témoigne la gestion du dossier Lakhsem à Sefrou, où le choix de Mohamed Bousta marque un tournant dans la stratégie locale du parti[5]. Parallèlement, Ouzzine a manifesté une critique acerbe envers la gestion gouvernementale actuelle, dénonçant la défiance croissante des citoyens envers la classe politique, ce qui place le MP dans une position de force pour négocier des changements structurels[2].
En synthèse, le mandat confié à Mohamed Ouzzine marque une étape décisive pour le Mouvement populaire, qui tente de concilier sa participation au pouvoir avec une posture d'exigence envers l'efficacité des politiques publiques, tout en préparant activement son implantation territoriale pour les prochaines échéances électorales.



