Vendredi 2 octobre 2026
Économie

Derrière le taux de croissance de 4%, des secteurs en perte de vitesse

Malgré un taux de croissance global s'établissant à 4%, l'économie marocaine fait face à un ralentissement du moteur non agricole. Les secteurs du BTP et de l'industrie pâtissent de contraintes structurelles et conjoncturelles.

Globe Actus2 min de lecture

Un moteur non agricole en perte de régime

Le produit intérieur brut du Maroc affiche une progression globale de 4% au deuxième trimestre de 2026, mais ce chiffre global occulte une réalité plus nuancée selon les secteurs [1]. Le moteur non agricole, traditionnellement moteur de la stabilité économique, a enregistré un net ralentissement, sa croissance tombant à 1,5% [1]. Cette tendance marque une rupture avec les dynamiques précédentes, signalant une fragilité accrue des activités productives hors agriculture [1].

Ce ralentissement s'explique par une contraction de la demande intérieure et une baisse de la performance des activités non agricoles, qui avaient pourtant montré une progression de 3,9% sur l'ensemble de l'année 2025 [1]. La divergence entre la croissance globale et celle du secteur non agricole souligne une dépendance persistante à certains facteurs conjoncturels, rendant l'économie plus vulnérable aux chocs externes et internes [1].

Crise de productivité dans le BTP et l'industrie

Le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP), ainsi que l'industrie, manifestent des signes de faiblesse préoccupants [1]. Les professionnels du secteur pointent du doigt une hausse significative des coûts de production, qui érode les marges et freine le lancement de nouveaux chantiers [1]. Ce climat d'incertitude financière est accentué par des perturbations logistiques persistantes qui entravent la chaîne d'approvisionnement [1].

Parallèlement, le marché du travail subit un déficit critique de main-d'œuvre qualifiée, limitant la capacité d'exécution des projets industriels et d'infrastructure [1]. Ce manque de ressources humaines, couplé à un ralentissement observé dans certains investissements publics, crée un goulot d'étranglement qui freine la dynamique de croissance du secteur secondaire [1].

Enjeux structurels et perspectives économiques

L'analyse de ces indicateurs révèle que la croissance marocaine, bien que positive, peine à maintenir un rythme soutenu dans ses piliers non agricoles [1]. Le ralentissement à 1,5% du secteur non agricole suggère que les gains de productivité ne compensent plus l'augmentation des charges opérationnelles [1]. Cette situation pourrait peser sur la création d'emplois et sur l'attractivité du Royaume pour les investissements directs étrangers si les blocages logistiques et humains ne sont pas levés [1].

À l'avenir, la capacité du Maroc à redresser son industrie et son BTP dépendra de la mise en œuvre de solutions pour pallier la pénurie de main-d'œuvre et de l'optimisation des dépenses publiques [1]. La transition vers une croissance plus inclusive et résiliente nécessite une stabilisation des coûts des intrants et une meilleure fluidité des circuits logistiques pour relancer la demande intérieure [1].

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