Leila Benali : «Les stocks des produits pétroliers couvrent jusqu’à 60 jours»
La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a confirmé que les stocks de produits pétroliers du pays couvrent entre 40 et 60 jours de consommation. Cette mesure vise à prémunir l'économie nationale contre les chocs d'approvisionnement liés aux tensions régionales.

Un dispositif de veille face aux chocs géopolitiques
Le Maroc a mis en place une commission ministérielle spécialisée dont la mission principale est de surveiller les répercussions des tensions géopolitiques au Moyen-Orient sur l'économie nationale [1]. Ce mécanisme de veille permet au gouvernement d'anticiper les perturbations potentielles des flux d'importation et d'ajuster les stratégies de stockage pour éviter toute rupture de service sur le marché intérieur [1].
L'objectif de cette commission est d'assurer une coordination étroite entre les différents acteurs énergétiques pour garantir que l'approvisionnement reste régulier et fluide [1]. Dans un contexte où la volatilité des prix et la sécurité des routes maritimes sont menacées, cette approche structurée permet au Royaume de limiter l'impact direct des crises internationales sur son tissu économique [1].
La stratégie de stockage et la gestion des réserves
La ministre Leila Benali a précisé que les stocks de produits pétroliers au niveau national couvrent actuellement une période allant de 40 à 60 jours [2]. Ce volume de réserve constitue un coussin de sécurité essentiel, permettant au pays de maintenir ses activités industrielles et de transport même en cas d'interruption temporaire des livraisons mondiales [2].
Cette gestion stratégique des stocks est cruciale pour un pays comme le Maroc, qui dépend largement des importations pour ses besoins en hydrocarbures [2]. En maintenant ces niveaux de réserve, l'État cherche à stabiliser le marché et à éviter des pénuries qui pourraient paralyser des secteurs clés de l'économie nationale [2].
Dynamique des prix et impacts sur le marché intérieur
Malgré la garantie d'un approvisionnement régulier, le marché marocain n'est pas immunisé contre la fluctuation des cours mondiaux. Le 1er octobre, une augmentation des prix des carburants a été observée, illustrant la corrélation directe entre les tensions internationales et le coût final pour le consommateur [2].
Cette situation souligne la complexité de la gestion énergétique : si la sécurité quantitative (le stock) est assurée par les mesures de la ministre Benali, la sécurité financière (le prix) reste soumise aux aléas du marché global [2]. Le gouvernement continue donc de suivre de près l'évolution des prix et des stocks pour équilibrer la disponibilité des produits et leur accessibilité économique [1][2].
Le Maroc continue de renforcer sa vigilance à travers sa commission de suivi tout en optimisant ses capacités de stockage pour faire face aux incertitudes persistantes au Moyen-Orient [1][2].
