Dimanche 4 octobre 2026
Économie

Gouvernement : Après les Conseils nationaux, les vraies négociations commencent

Le Parti Authenticité et Modernité (PAM) domine le paysage politique après les législatives de septembre 2026. Les discussions pour établir une coalition majoritaire s'intensifient désormais entre les principales formations.

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Une reconfiguration du paysage politique

Le scrutin législatif du 23 septembre 2026 a profondément modifié la répartition des forces au Parlement marocain[1][3]. Le Parti Authenticité et Modernité (PAM) s'est imposé comme la formation dominante en décrochant 97 sièges sur les 395 disponibles, se plaçant ainsi en tête des résultats définitifs[3][4]. Cette victoire positionne le parti comme le pivot central de toute future coalition gouvernementale[1][4].

Derrière le PAM, le Rassemblement Nationaliste Indépendant (RNI) arrive en deuxième position avec 66 sièges[3]. Cette nouvelle configuration oblige les acteurs politiques à repenser les alliances traditionnelles, puisque le PAM doit désormais composer avec un paysage fragmenté pour atteindre la majorité absolue nécessaire à la stabilité du pouvoir exécutif[3][4].

L'étape cruciale des Conseils nationaux

Le samedi 3 octobre, les quatre principales forces politiques — le PAM, le RNI, l'Istiqlal et le Mouvement populaire — ont tenu leurs Conseils nationaux respectifs[2]. Ces instances, qui représentent la base décisionnelle des partis, avaient pour objectif de définir les lignes rouges et les ambitions de chaque formation avant l'ouverture des négociations officielles[2].

À l'issue de ces réunions, aucun schéma de majorité précis n'a été rendu public, ce qui était attendu compte tenu de la complexité des dossiers à traiter[2]. Cependant, le RNI a clairement manifesté sa volonté de participer à la prochaine équipe gouvernementale, mandatant Chaouki pour mener les discussions au nom de son parti[5]. Cette étape marque la transition entre la phase électorale et la phase de marchandage politique pour la répartition des ministères[2][5].

Perspectives et enjeux des négociations à venir

La phase actuelle s'ouvre sur des discussions tactiques où le PAM, fort de son avance, devra concilier ses priorités avec celles de ses partenaires potentiels[2][3]. L'enjeu principal réside dans la capacité des partis à s'accorder sur un programme commun capable de répondre aux attentes socio-économiques du pays, tout en gérant les ambitions personnelles des leaders partisans[2].

L'implication de l'Istiqlal et du Mouvement populaire sera déterminante pour assurer une assise parlementaire solide[2]. Le défi pour le futur chef du gouvernement sera de construire une coalition cohérente, évitant les blocages institutionnels, dans un contexte où la répartition des portefeuilles ministériels devient le point nodal des échanges entre le PAM et le RNI[2][5].

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