Dimanche 4 octobre 2026
Économie

Salah-Eddine Abkari (PAM) : “Pas question de brader notre projet moderniste pour des calculs arithmétiques”

Salah-Eddine Abkari, cadre du PAM, a exprimé le refus de son parti de sacrifier son projet moderniste au profit de simples accords numériques de coalition. Cette position souligne les tensions entre ambitions idéologiques et impératifs de stabilité politique après les élections de 2026.

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Une posture de fermeté idéologique

Salah-Eddine Abkari, membre du bureau politique du Parti Authenticité et Modernité (PAM) et président de son organisation de jeunesse, a récemment clarifié la position de sa formation lors d'une intervention médiatique[1]. Il a ainsi affirmé que le parti ne comptait pas "brader" son projet moderniste pour répondre à des "calculs arithmétiques", marquant une volonté de placer la cohérence programmatique au-dessus des simples alliances de circonstance[1].

Cette déclaration intervient dans un climat de consultations intenses pour la constitution d'une nouvelle majorité gouvernementale[1]. En insistant sur la préservation de l'identité du PAM, Abkari souligne que l'entrée dans une coalition ne doit pas se traduire par une dilution des convictions politiques ou un effacement des priorités électorales promising aux citoyens[1].

Les enjeux de la formation gouvernementale

Le processus de formation du gouvernement après les élections de 2026 place les partis face à un dilemme entre la recherche d'une stabilité numérique et la mise en œuvre de réformes concrètes[1]. Pour le PAM, l'enjeu est de s'assurer que les compromis nécessaires à la création d'une coalition ne neutralisent pas les axes majeurs de son projet de modernisation du pays[1].

Le recours aux "calculs arithmétiques" évoqué par Abkari fait référence à la tendance des négociations politiques à privilégier la somme des sièges plutôt que la convergence des visions[1]. Le parti souhaite ainsi éviter l'écueil d'une participation purement comptable au pouvoir, laquelle pourrait affaiblir sa crédibilité auprès de son électorat et limiter sa capacité d'action réelle au sein du cabinet[1].

Perspectives et dynamiques politiques

L'attitude du PAM, portée par des cadres comme Salah-Eddine Abkari, pourrait influencer la configuration finale de l'exécutif en imposant des conditions plus strictes sur le contenu du programme gouvernemental[1]. Cette stratégie vise à garantir que les priorités du parti soient explicitement intégrées dans la feuille de route du futur gouvernement, transformant la négociation arithmétique en un dialogue politique de fond[1].

À moyen terme, cette approche pourrait soit faciliter l'émergence d'une majorité cohérente et solide, soit complexifier les discussions si les autres partenaires de coalition refusent des concessions programmatiques[1]. La capacité du PAM à maintenir cette ligne directrice déterminera son influence réelle sur les politiques publiques à venir, notamment en matière de modernisation et de réforme institutionnelle[1].

En somme, la position exprimée par Salah-Eddine Abkari reflète une volonté de rupture avec les pratiques de coalition purement opportunistes, privilégiant une approche où la légitimité politique prime sur la simple addition de mandats parlementaires[1].

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