Dimanche 4 octobre 2026
Économie

Le PAM a-t-il exclu le RNI du gouvernement ? Ce qui est vrai, ce qui ne l’est pas

Une confusion majeure a entouré la composition du prochain gouvernement après des affirmations sur l'exclusion du RNI. Le Conseil national du PAM a toutefois démenti toute décision officielle en ce sens.

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Une confusion née de déclarations contradictoires

Le paysage politique marocain a été récemment agité par des informations suggérant une rupture entre le Parti authenticité et modernité (PAM) et le Rassemblement national des indépendants (RNI) [1]. Cette confusion a été accentuée lorsque Nizar Baraka a affirmé, lors d'une intervention devant le Conseil national de l'Istiqlal, que le PAM s'opposait à la participation du RNI dans la future équipe gouvernementale [1].

Cependant, ces propos ont rapidement été suivis d'une rétractation, soulignant la volatilité des discussions préliminaires entre les forces politiques [1]. Cette séquence a généré un climat d'incertitude sur la stabilité des alliances traditionnelles à l'approche des échéances électorales de 2026, mettant en lumière les frictions internes qui peuvent survenir lors des négociations de coalition [1][2].

La position officielle du Conseil national du PAM

Face à la diffusion rapide de ces rumeurs le samedi 3 octobre, le Conseil national du PAM a dû intervenir pour rétablir la vérité factuelle [2]. L'instance dirigeante du parti a explicitement précisé qu'aucune résolution formelle n'avait été adoptée pour écarter le RNI de la future majorité gouvernementale [2].

Il convient toutefois de nuancer ce démenti en notant que des courants internes au sein du PAM ont effectivement exprimé leur opposition à une collaboration avec le RNI [2]. Bien que ces opinions soient présentes et audibles au sein du parti, elles ne constituent pas, à ce stade, une orientation stratégique officielle ou une décision définitive actée par les instances de décision [2].

Perspectives et volonté de collaboration du RNI

De son côté, le Rassemblement national des indépendants (RNI) a manifesté sa volonté de maintenir une dynamique de collaboration institutionnelle [3]. Le Conseil national du RNI s'est déclaré prêt à intégrer le prochain gouvernement, lequel serait dirigé par Fatima Ezzahra El Mansouri, coordinatrice de la direction collégiale du PAM [3].

Cette ouverture du RNI témoigne d'une volonté de préserver la stabilité politique et d'assurer la continuité de l'action gouvernementale malgré les bruits de couloir [3]. L'enjeu pour les deux formations est désormais de transformer ces intentions en un accord solide, capable de résister aux pressions internes de leurs bases respectives dans la perspective des élections de 2026 [2][3].

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