Secteur non financier : Le crédit bancaire progresse de 10,5% en août
Le crédit bancaire au secteur non financier a enregistré une progression de 10,5% en août. Cette tendance est portée par une demande accrue de facilités de trésorerie et une dynamique positive des prêts aux sociétés privées.

Dynamique globale du crédit bancaire
L'encours des crédits accordés au secteur non financier affiche une croissance de 10,5% au mois d'août[1]. Cette tendance s'inscrit dans une trajectoire ascendante, alors que l'encours global des crédits bancaires avait déjà atteint 1 286,2 milliards de dirhams en juillet 2026, marquant une hausse annuelle de 10,3%[1].
L'évolution récente montre une vigueur soutenue du financement de l'économie réelle malgré les fluctuations observées précédemment[1][2]. Le volume global des financements continue de croître, reflétant une activité économique qui sollicite davantage les leviers bancaires pour soutenir son exploitation[1].
Analyse par objet économique et type de structures
La progression globale est largement influencée par l'accélération des facilités de trésorerie, dont le taux de croissance est passé de 8,7% à 9,7%[1]. Ce mécanisme de financement à court terme est essentiel pour la gestion du fonds de roulement des entreprises marocaines[1].
Le segment des sociétés non financières privées tire profit d'une dynamique forte, avec une progression des prêts s'élevant à 12,1%, contre 10,9% lors de la période précédente[1]. Parallèlement, on observe une amélioration relative pour les sociétés non financières publiques, où la baisse des concours s'est atténuée, passant de -2% à -0,9%[1].
Perspective sur l'encours du secteur non financier
Le secteur non financier occupe une place prépondérante dans la distribution des crédits au Maroc[2]. À titre de comparaison, fin 2025, cet ensemble détenait un encours de 957,1 milliards de dirhams sur un total de 1 144,84 milliards de dirhams de crédits octroyés[2].
Bien que des phases de décélération aient été notées, comme celle observée à 3,4% à la fin mai de l'année précédente, la reprise actuelle indique un regain de confiance ou un besoin accru de financement pour les investissements[2]. Cette évolution témoigne de la résilience du tissu productif national face aux conditions monétaires[1][2].
