Mercredi 7 octobre 2026
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À Rabat, le RNI prépare une offensive judiciaire contre des élus locaux ayant quitté ses rangs

Le RNI s'apprête à saisir la justice administrative contre d'anciens membres ayant quitté ses rangs. Cette offensive vise à neutraliser les effets de la transhumance politique observée après les législatives.

À Rabat, le RNI prépare une offensive judiciaire contre des élus locaux ayant quitté ses rangs
Photo : Hespress (FR)
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Une stratégie judiciaire face à la transhumance politique

Le Rassemblement National des Indépendants (RNI), sous la direction d'Aziz Akhannouch, a décidé de ne pas occulter les revers subis lors des dernières échéances électorales dans la capitale. Le parti a notamment été affecté par la perte de deux sièges parlementaires stratégiques dans les circonscriptions de l'Océan et de Chellah[3]. Cette situation a créé un climat de tension interne, exacerbé par le départ de certains responsables locaux vers d'autres formations politiques[3].

Pour répondre à ces défections, le parti de la Colombe a élaboré une contre-offensive qui dépasse le simple cadre politique pour s'installer sur le terrain juridique[3]. L'objectif est de cibler précisément les élus et responsables locaux qui ont quitté le parti tout en s'accrochant aux fonctions et privilèges qu'ils avaient acquis alors qu'ils étaient investis sous la bannière du RNI[3].

L'activation de la loi organique 113.14

Le levier principal de cette offensive repose sur l'activation des mécanismes prévus par la loi organique n°113.14 relative aux communes[3]. Ce texte législatif encadre le fonctionnement des collectivités territoriales et prévoit des dispositions concernant le statut des élus en cas de changement d'appartenance politique ou de démission[3]. En saisissant la justice administrative, le RNI souhaite faire constater l'illégitimité du maintien au poste de certains responsables ayant rompu leur engagement avec la formation[3].

Cette démarche s'inscrit dans une volonté de lutter contre la « transhumance politique », un phénomène courant dans le paysage électoral marocain où des élus changent de parti après avoir été élus[3]. En demandant l'application stricte de la loi, le RNI cherche non seulement à récupérer une forme de justice institutionnelle, mais aussi à envoyer un signal dissuasif aux autres membres du parti pour éviter de nouveaux départs opportunistes[3].

Enjeux de pouvoir et stabilité à Rabat

L'instabilité politique au sein du conseil communal de Rabat intervient alors que la ville est gérée par des figures clés du RNI, à l'image de Fatiha El Moudni, élue présidente du Conseil communal de Rabat avec 66 voix sur 81 membres[1][2]. La consolidation du pouvoir local est essentielle pour le parti afin de maintenir sa domination dans la capitale administrative, surtout face à la concurrence d'autres formations comme le PAM[1][2][3].

Les conséquences de cette bataille judiciaire pourraient être significatives pour la gouvernance locale. Si la justice administrative donnait raison au RNI, plusieurs responsables pourraient perdre leurs fonctions, entraînant une reconfiguration des équilibres de pouvoir au sein du conseil[3]. Cette lutte pour le contrôle des sièges et des fonctions reflète la complexité des alliances politiques locales au Maroc, où la loyauté partisane est souvent mise à l'épreuve des ambitions individuelles[3].

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