Mercredi 7 octobre 2026
Économie

Gouvernement Mansouri : pourquoi le PPS se dirige vers la majorité avec l’USFP

Suite à sa nomination par le Roi Mohammed VI, Fatima Ezzahra El Mansouri mène des consultations intensives pour bâtir sa coalition. Le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) semble s'orienter vers une alliance avec l'USFP pour intégrer la majorité.

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La stratégie de coalition de Fatima Ezzahra El Mansouri

Nommée cheffe du gouvernement par le Roi Mohammed VI le 29 septembre au Palais Royal de Rabat, Fatima Ezzahra El Mansouri, coordinatrice du Parti Authenticité et Modernité (PAM), a immédiatement entamé un cycle de consultations pour structurer son équipe gouvernementale [3]. Cette phase cruciale consiste à recueillir les priorités et les attentes des différentes formations politiques pour garantir la stabilité de la future majorité [4].

L'approche de la cheffe du gouvernement désignée s'est concrétisée par une série de rencontres à Rabat avec des acteurs clés, notamment le Mouvement Populaire (MP), l'Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) et le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) [2]. L'objectif est de définir une offre politique cohérente capable de fédérer des courants divers autour d'un programme commun [1].

Le pivot stratégique du PPS vers la Koutla

Le Parti du Progrès et duplicate du Socialisme (PPS) se trouve à un tournant décisif dans sa stratégie de participation au pouvoir. Les récentes délibérations de sa commission centrale ont abouti à donner un mandat explicite à son bureau politique pour poursuivre les discussions avec la cheffe du gouvernement [1]. Cette décision institutionnelle permet à Nabil Benabdallah de maintenir une flexibilité tactique tout en explorant les options de coalition [1].

Le scénario privilégié semble être celui d'un rapprochement avec l'USFP, s'inscrivant dans une logique de regroupement des forces de gauche et de centre-gauche au sein de la majorité [5]. En s'alliant avec l'USFP, le PPS renforcerait son poids politique face aux blocs plus conservateurs, tout en s'assurant une présence significative dans la répartition des portefeuilles ministériels [2][5].

Vers une majorité PAM-Istiqlal-USFP-PPS

La configuration qui se dessine tend vers une alliance quadripartite regroupant le PAM, l'Istiqlal, l'USFP et le PPS [2][4]. Ce schéma permettrait d'écarter certaines formations concurrentes, notamment le RNI, pour favoriser une coalition centrée sur la dynamique impulsée par le PAM [5]. Ce choix stratégique répond à la nécessité de construire un bloc majoritaire solide et homogène pour répondre aux enjeux post-électoraux de 2026 [4].

La finalisation de ce pacte dépend désormais de la capacité des partis à s'accorder sur les priorités sectorielles et la distribution des postes de responsabilité [4]. Bien que les négociations restent confidentielles, la délégation accordée au bureau politique du PPS indique une volonté réelle de rejoindre l'exécutif, sous réserve que l'offre politique de Fatima Ezzahra El Mansouri soit compatible avec les principes du parti [1].

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